Sélection de Mai

Publié par Sixtine Dx le

C'est le retour des beaux jours ! Nos libraires vous présentent leur sélection de livres à lire au parc, les pieds dans l'herbe...

Récit
Le pitch :
A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d' une vie interrompue (célèbre ou anonyme), la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l'évocation d'une blessure intime ou la remémoration d'un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.
L'avis de Théodore :
Si Montaigne, en philosophant, nous apprenait à mourir, Delphine Horvilleur elle, nous apprend à intégrer la mort à notre vie. A travers le portrait de défunts célèbres ou anonymes et en regard du judaïsme, Horvilleur nous expose ses questionnements plus que ses réponses et nous fait cheminer à ses côtés. Un livre scintillant et qui fait tant de bien en ces temps troublés où la mort semble, plus que d'ordinaire, nous entourer.
BD biographie
Le pitch :
En 1958, un jeune journaliste allemand, Karl Mertens, entreprend un voyage à Cuba, dont le gouvernement pro-américain est alors confronté à une guérilla armée, pour y écrire sur les événements politiques et militaires, la rébellion en cours et celui qui en a pris la tête, Fidel Castro. Très vite, le reporter est fasciné par le mouvement révolutionnaire dont il va devenir l’un des témoins privilégiés – et peut-être plus encore par la personnalité charismatique du guérillero cubain…
L'avis de Théodore :
Kleist nous propose l'histoire de Karl Mertens, journaliste allemand qui débarque à Cuba en 1958, lorsque l'île est encore aux mains des impérialistes étatsuniens. A travers son histoire personnelle, c'est la grande Histoire qui est ici mise en dessin et en récit. Des espoirs de la Révolution à ses avancées, de la fascination de Karl pour Castro aux désillusions du peuple cubain, Reinhard Kleist n'occulte rien et signe un roman graphique exigeant. Une véritable réussite !
SF
Le pitch
Curiosity est seul sur Mars. Voilà des années que le robot de la Nasa travaille dans le froid, le rouge et la poussière. Mais Curiosity n’est pas un rover comme les autres. Il a besoin de se faire des amis et de parler à Dieu, cet être étrange qui vit sur Terre et qui, chaque matin, lui donne du travail.
En proie à la solitude, Curiosity s’accroche à une conviction : une mission particulière l’attend.
L'avis de Charlotte :
Une nouvelle à la fois drôle et mélancolique qui nous plonge dans la tête métallique de Curiosity, un robot de la NASA qui se sent bien seul dans ces vastes plaines rouges désertiques. Un voyage sur Mars doublé d'une rencontre franchement originale et étonnamment émouvante : c'est une bien jolie histoire que nous livre ici Sophie Divry !
Le pitch :
Steppes et taïga en lieu et place des plaines du Far West. Une ville fantôme balayée par les vents, dernier vestige de la vie de ces pionniers de Sibérie avant qu’un cataclysme emporte tout. Ou presque.
Le temps s’est arrêté pour Makepeace. En cavalier solitaire, sans âme qui vive sur qui veiller, elle débarrasse les armes et sauve les livres des décombres. Jusqu’à ce que Ping émerge de la taïga, trahissant une peur sans nom dans une langue inconnue, et qu’un avion les survole, en direction du nord. L’espoir chevillé au corps, Makepeace prend la route. Car on n’est jamais vraiment sûr d’être le dernier.
L'avis de Charlotte :
"Déjà culte" ? Oui, oui, et re-oui ! On adore Au "Nord du monde", un détonnant mélange de post-apocalyptique et d'aventure avec un petit côté western qui fait du BIEN. Bon, pas au sens propre du terme parce qu'on comprend vite que dans cette histoire d'anticipation, le réchauffement climatique a mené à une guerre mondiale qui a mené à la fin de l'humanité (oui grosse ambiance), mais l'histoire de Makepeace est tellement intense, passionnante et palpitante, on adore et on en redemande ! Les frissons d'angoisse sont nombreux dans ce roman, tant à cause des péripéties de Makepeace que du destin que l'auteur, spécialiste du changement climatique, nous prédit. Mais on partirait bien à l'aventure avec notre shérif, une femme durcie par les épreuves - ô combien nombreuses - mais au coeur bon. Cette ambiance sans foi ni loi rappelle un peu l'excellent La route de Cormac McCarthy, mais sans abandonner totalement l'espoir et la bonté. Et que dire des incroyables paysages gelés et désertiques qui donnent tout leur charme à ce roman... Ce roman est un véritable plaisir de lecture, qui vous garantit une déconnexion totale.
Jeunesse
Le pitch :
Jibé est le "bizarre" de la classe. Surdoué et solitaire, il est passionné par les oiseaux. Dans sa famille nombreuse, la loi du père, catholique pratiquant, est de plus en plus étouffante. Mélo adore courir sous les grands arbres du mont Royal, sa musique dans les oreilles. Dévastée par une relation amoureuse catastrophique, elle vit seule avec sa mère. Un projet scolaire les réunit et c'est le début d'une histoire à deux voix.
L'avis de Bertille :
Un roman touchant et plein d'espoir sur le bonheur et la reconstruction. Dominique Demers nous offre un roman poétique et plein de douceur qui aborde des sujets sensibles mais importants tels que le consentement, la religion ou la perte d'un être cher le tout avec un regard lumineux et toujours plein d'espoir.
BD - roman photo
Le pitch :
Voici un roman-photo comme vous n’en avez jamais vu. Jalousies, trahisons, bagarres, cafés gourmands, photocopieuses en panne et tendres baisers: Clémentine Mélois, plasticienne, écrivaine et membre de l’Oulipo, connue pour ses détournements de classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014) s’empare du très populaire roman-photo pour étudier le langage dans toutes ses fonctions. Au fil de dix-huit histoires hilarantes, on découvrira des hommes et des femmes en proie à toutes les dépravations lexicales, des employés de bureau désorientés, un agent immobilier malmené, un catcheur mexicain, des pantalons pattes d’éléphants et même un certain Roland Barthes.
L'avis de Théodore :
Clémentine Mélois signe un très chouette hommage au roman-photo avec ce livre décalé, jouant avec les subtilités de la langue française afin de créer des situations aussi drôles qu'absurdes.

Partager ce message



← Message plus ancien Message plus récent →


Laisser un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approuvés avant leur publication.