Sélection de juin

Publié par Sixtine Dx le

Pour accompagner le début de l'été quoi de mieux qu'un bon bouquin à lire ! De la terrasse à la plage, on vous partage nos incontournables

SF
Le pitch :
Plus de trois siècles après la Grande Nuit, Sheltel, l’île du centre du monde, se croit seule rescapée de la catastrophe. Mais un jour, la Main, sorcière chargée de donner la vie et de la reprendre, aperçoit un navire à l’horizon. Il est commandé par une pirate impitoyable, bien surprise de trouver une île au milieu du Désert Mouillé.
Si la Main voit en ces étrangers une menace pour ses secrets, Arthur Pozar, commerçant sans scrupules, considère les intrus comme des clients potentiels, susceptibles d’augmenter encore, si possible, son immense fortune. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Qu’elle les mène à la gloire ou à la ruine, la sorcière, la pirate et le vieux marchand en seront les instigateurs, bien malgré eux.
L'avis de Charlotte :
Cette nouvelle plume révélée par le concours Folio SF regorge de promesses. L'univers créé par Chris Vuklisevic est réellement original à la fois par la combinaison de ses multiples formes de magie, son intrigue qui confronte des insulaires à des étrangers pour la première fois en 300 ans, mais aussi grâce à des questionnements bien plus terre à terre comme la surpopulation et l'appauvrissement des ressources naturelles.
Les trois personnages principaux, en perpétuelle fuite en avant, désespérés d'échapper à leur enfance, sont surprenants même si on aurait aimé qu'ils soient un peu plus développés. Ce qui est sûr, c'est que ce court roman de fantasy vous garantit un vrai moment d'évasion et que cet auteur sera à suivre par les amateurs du genre.
Jeunesse
Le pitch :
Dans le monde d'Irpa, Béa vit avec son grand-père, un Cochon-Sorcier fabricant de potions et gardien de la Flamme éternelle. Quand il disparaît mystérieusement, la jeune fille doit surmonter son anxiété maladive pour tenter de le retrouver. Sa rencontre avec Cad, un Galdurien aussi enjoué qu'intrépide, pourrait bien changer le cours de son destin.
L'avis de Bertille :
Lightfall nous entraîne dans un road-trip loufoque à la recherche du Cochon-Sorcier, le grand-père de Béa, disparu alors qu'elle était parti chercher de quoi réaliser ses potions. Tim Probert nous enchante avec ses illustrations riches en détails et en couleurs ainsi qu'avec ses personnages réalistes et attachants. On attends avec impatience la sortie du tome 2 !
BD
Le pitch :
Un jeune homme est engagé dans une étude de notaire. Il s'appelle Bartleby. Son rôle consiste à copier des actes juridiques.
Les premiers temps, Bartleby se montre irréprochable. Un jour, la belle machine se dérègle. Lorsque le patron de l'étude lui confie un travail, Bartleby refuse de s'exécuter. Poliment, mais fermement. I would prefer not, lui répond-il. Soit, en français : je préfèrerais ne pas.
Désormais, Bartleby cessera d'obéir aux ordres, en se murant dans ces quelques mots qu'il prononce comme un mantra. Je préfèrerais ne pas. Non seulement il cesse de travailler, mais il refuse de quitter les lieux...
L'avis de Théodore :
José-Luis Munuera adapte brillamment la nouvelle de Melville, parue en 1853. Le personnage de Bartleby sera érigé en allégorie de la résistance passive voire de la désobéissance civile, ce n'est donc pas un hasard si Munuera insert dans les premières planches des passages de La Désobéissance civile de Henry David Thoreau. New York est superbement dessinée et l'atmosphère générale du Wall Street du XIXe très réussie !
Fiction
Le pitch :
C'est notre monde, à quelques détails près. Et celui-ci notamment : les hommes ne sont plus maîtres et possesseurs de la nature. De nouveaux venus leur font connaître le sort qu'ils réservaient auparavant aux animaux. Malo et Iris mènent ensemble une vie frappée d'interdit par ces barrières qui séparent les espèces. Alors qu'elle est blessée, en attente d'une opération, il n'a devant lui que quelques jours pour tenter de la sauver.
L'avis de Théodore :
De nouveaux êtres arrivés sur la Terre réservent aux hommes et aux femmes le sort que ces dernier.ère.s faisaient subir aux animaux. Au milieu de ce nouvel ordre mondial nait une histoire d'amour risquée entre une humaine et un de ces nouveaux êtres dominants. Vincent Message signe une dystopie écologique très réussie, une fable philosophique forte et engagée.
Fiction
Le pitch :
Jónas Ebeneser, quarante-neuf ans, divorcé, n'a qu'une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur connaît une crise profonde. Sans plus de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie - son ex-femme, sa fille, et sa propre mère -, il décide de se mettre en route à destination d'un pays abîmé par la guerre, avec sa perceuse en bandoulière et sa caisse à outils pour tout bagage...
L'avis de Théodore :
Jonas, un Islandais de 49 ans n'attendant plus rien de la vie, part dans un pays détruit par la guerre afin de mettre fin à ses jours. Loin de chez lui, cet homme cabossé ("ör" signifie "cicatrices" en islandais) va entreprendre quelques travaux dans l'hôtel Silence où il a posé ses bagages. Réparer, se réparer, confronter les cicatrices d'un homme à celles d'un lieu ; tel est le projet de A.A. Olafsdottir dont la plume signe un hymne poétique à la vie !

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